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L'agriculture apparaît à partir du IIIe millénaire
avant JC. C'est dans les plaines situées entre Sotta
et Figari que l'on peut trouver des traces de la mise en valeur
des terres. Des aires sont encore présentes dans le maquis.
La
vie sociale se manifeste aussi par les monuments mortuaires,
des tombes en coffre, bancali.
La forme de l'habitat évolue vers Les Castelli , qui
sont de vastes complexes protégés par une ou plusieurs
enceintes.
Statues-Menhirs, I Stantari, apparaissent. Le principe mâle
est désormais dominant, la statuaire faisant le culte
des héros, dans une société belliqueuse
et hiérarchisée, la société des
Korsi.
L'Antiquité romaine
Les romains mettent en place une administration politique, ils
entreprennent une mise en valeur des terres. Les premières
routes sont tracées pour faciliter le contrôle
et le paiement de l'impôt
( impôt du liége par exemple). Pourtant cette prospérité
remarquable sera remise en cause par l'ensablement des ports,
le développement de la malaria en raison de l'abaissement
de la perte d'écoulement des fleuves ce qui provoque
le développement des marécages.
La région se trouve à la fin de l'Antiquité
réduite à une économie autarcique, coupée
des grands échanges méditerranéens.
Le Moyen Age
Commencent alors des siècles
obscurs, mal connus en raison d'un manque de sources écrites,
ainsi qu'une mise à l'écart du Sud par rapport
au Nord de la Corse.
La christianisation s'effectue, Ficaria, le port romain, nous
a révélé une succession d'implantations
religieuses entre la fin de l'époque romaine et la naissance
de l'Art Roman.
Un manuscrit permet pour l'ensemble de la Corse de pallier le
manque de sources. Il s'agit d'une chronique médiévale
rédigée en langue vulgaire par Giovanni della
Grossa (1388-1464). Un royaume maure aurait été
établi en Corse après la conquête de l'Espagne
par les Musulmans vers le Xe siècle. L'île est
à cette époque placée en pleine frontière
entre le monde chrétien et le monde musulman.
Le comte romain Ugo Colonna avec ses fils Bianco et Cinarco
sont à la tête de la reconquête.
Peu avant l'an Mil, après la mort d'Arrigo Bel Messere,
descendant d'Ugo, qui était parvenu à maintenir
l'équilibre entre les grandes familles par une justice
exemplaire, l'île s'installe dans l'anarchie féodale.
"E morto il Conte Arrigo Bel Messer e Corsica sara di
male in peggio."
G. della Grossa évoque les luttes féodales entre
les Cagnanesi ( du massif de Cagna) et les Arainchi qui tenaient
la rive droite de l'Ortolo.
Ensuite en 902, la Corse sera
rattachée au gouvernement de Pise, elle entre dans une
période de prospérité. L'évêque
de Pise avait obtenu du Pape Grégoire VII la délégation
de ses pouvoirs sur la Corse.
Chronique de G. della Grossa
:" Le gouvernement des pisans se fit universellement
chérir ; leurs juges savaient conserver l'affection des
grands, de la classe moyenne et du peuple parce qu'ils maintenaient
seigneurs, gentilhommes, gens du peuple et autres dans le rang
qui leur convenait. Cette paix et cette union profonde firent
oublier les malheurs des temps passés ; on bâtit
des églises qui sont aujourd'hui les plus anciennes,
des ponts et beaucoup d'édifices d'une architecture remarquable
et d'un art singulier."
A Figari , on peut visiter certains
de ces édifices , restaurés ou non . La Chapelle
San Quilico di Montilati, L'Eglise saint Jean-Baptiste à
Pruno.
Les seigneurs locaux surveillent la contrée du haut de
leurs Castelli. La population est dispersée dans toutes
les plaines. La tradition indique que castelli et églises
avaient été édifiés en même
temps au courant du XIè siècle.
Deux légendes peuvent nous éclairer: celle du
Comte Pazzu, U Conti Pazzu , qui à l'inverse de ses vassaux
restait dans la plaine en été et hivernait en
montagne. Rien ne nous permet de situer avec précision
son castello, il est en tout cas l'image mythique de la prolifération
féodale et du développement de la malaria.
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