Toutes
les vieilles maisons étaient en pierres. D'abord, des
pierres tout venant, mais dont la forme de chacune était
étudiée de manière à les assembler
pour former quelque chose de solide, et même plaisant
à la vue.
Mur très épais. Le lien était toujours
l'argile, et ce matériau empêchait toute infiltration
de l'eau. Les montants des portes d'entrée comme les
linteaux étaient constitués par une seule pierre
aux formes régulières et polies. Dans l'embrasure
était aménagé un trou dans lequel s'engageait
un bout de bois cylindrique qui servait à assujettir
la porte et à la maintenir fermée. Donc, pas
de serrure.
L'ouverture des fenêtres était de dimensions
exiguës. Pas de volets extérieurs. Elles fermaient
à l'aide d'un loquet de bois, qu'on faisait -sur un
-
Les - étaient aménagés dans l'épaisseur
des murs. Généralement la maison comportait
un rez- de chaussée qui servait de cave et la pièce
de rangement pour les outils.
Au plan supérieur, on distinguait deux parties. L'une,
à l'entrée, constituée par ce qu'on appelait
" a zidda " ( u ziddonu), assise recouverte d'argile
et reposant sur une construction partant de la base de la
maison. La longueur correspondait à-de la maison. La
largeur, d'environ 2m à 2m (0. La ziddaa servait de
foyer, et celui-ci occupait le centre. Autour étaient
disposés les bancs rustiques, plus ou moins bien équarris
où l'on prenait place quand on se rassemblait autour
du fucone.
Point de cheminée pour l'évacuation de la fumée.
Celle-ci s'échappait donc librement à travers
la charpente et le toit et finissait par couvrir le plafond
d'une carapace d'un noir uniforme et du plus beau --
des plafonds pendait la charcuterie.
Le toit recevait une couverture de tuiles - fabriquées
localement. Il existe encore de vieux fours à tuiles,
qu'on appelait " FURREDDU "
Les bergeries n'avaient qu'un seul niveau et la plupart du
temps, construites en pierres sèches tout venant. On
y vivait, bien sûr, dans une promiscuité qui
présentait des inconvénients.
Peu à peu, la technique a évolué et par
la suite les maisons furent édifiées avec des
pierres de taille régulièrement coupées.
Le mortier remplaça l'argile.
Les résidences secondaires tendent à se multiplier.
Encore, à l'évidence, un des phénomènes
de société.
Les modes de préparation des aliments étaient
typiques. A part la viande et le poisson, on n'achetait rien.
Et pour la viande, on consommait surtout de la viande de chèvre
et de boucs châtrés.
On mangeait beaucoup de charcuterie. Les condiments étaient
l'huile d'olive, le saindoux et le lard.
On avait la soupe de légumes tous les soirs, y entraient
= pommes de terre, haricots secs ( parfois des pâtes),
choux, fèves ( selon la saison), souvent on y ajoutait
une tranche de lard, un pied de porc, des cotes de porc fumées,
un os de jambon ;
Les ragoûts étaient confectionnés avec
de la viande, des pommes de terre, aïl, oignon.
La cuisson se faisait dans des récipients de terre,
soit sur le trépied, posé sur le foyer, soit
sur des fourneaux remplis de charbon de bois. Autrefois, le
café n'était consommé que dans les rares
maisons de gens aisés.
Au déjeuner du matin, on consommait un reste de soupe
de la veille qu'on faisait réchauffer.
On mangeait du lard, ou petits salés g-
On faisait tremper du pain biscuité de blé ou
d'orge, qu'on laissait égoutter. On le plaçait
sur une assiette et on l'arrosait avec le jus du lard.
Dans notre région, on consommait davantage de maïs
que de farine de châtaigne.
Dans tous les villages ou hameaux, il y avait des alambics.
On y distillait du marc de raisin pour avoir de l'eau de vie.
Chacun apportait son marc et le paiement se faisait en nature
( le propriétaire de l'alambic prélevait une
certaine quantité d'eau de vie). Il en était
de même pour les pressoirs à huile ( un cinquième)
( un litre d'huile au propriétaire du pressoir pour
5 litres).