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CULTURES ET ELEVAGE

Photographe de famille


Photographe de famille


Le blé d'abord, l'orge ensuite, constituaient l'essentiel des cultures, celles qui permettaient de vivre. Puis l'olivier et la vigne, enfin les cultures maraîchères. C'était une économie familiale, et une économie autarcique Le cheptel bovin était le plus important. Chaque année, lorsque les bêtes destinées à la vente étaient grasses, de véritables troupeaux étaient conduits à Bastia, par leur propriétaires, après de longues et fatigantes étapes Il y avait beaucoup de chèvres, à l'époque La transhumance était pratiquée par quelques bergers pour les seuls caprins On ne peut pas parler de rapports entre cultivateurs et éleveurs. Le cultivateur (on disait plutôt, le laboureur) était en même temps éleveur. I existait un problème pour le laboureur. Après avoir été - pendant deux années consécutives et plantés en orge la troisième année, les terrains étaient laissés en jachères. Le sol épuisé avait besoin de reconstituer ses éléments. Aussi le laboureur, propriétaire de petites superficies, manquait parfois, voire souvent de terres de labour, et se voyait contraint de se tourner vers les gros propriétaires fonciers. Et il arrivait à celui-ci d'être sollicité par plusieurs ---à la fois ; d'ou une espèce de compétition. Il n'est pas inutile de savoir dans quelle condition s'établissait le contrat verbal entre le propriétaire et le laboureur. En tous cas, toujours avantageuses pour le premier. Le laboureur (--) avait l'obligation de démaquiser le champ ( a ---), de --- les ---, de dessoucher. Il fournissait la semence (quelquefois la moitié), payait la location des bœufs ( a--), en nature (blé) ; s'il ne possédait pas de bœufs ; assumait la corvée de la moisson, du battage et donnait la moitié de la récolte au propriétaire. Naturellement, il supportait tous les risques parfois importants. L'excès d'humidité provoquait la --- et le blé --- ; la sécheresse amenait d'autres inconvénients. Mais le fléau le plus terrible étaient les sauterelles, qui sévissaient à l'état endémique. J'ai souvenance d'une année ou mon père avait ensemencé en blé un terrain immense. C'était " une année à sauterelles " comme l'on disait. Ce fut la tragédie. Pas un seul épi ne fut moissonné. Aucun découragement. Et si pour tous les propriétaires, le manque à gagner fut sensible, pour mon père et sa nombreuse famille, la calamité se mua en drame. La ressource essentielle- la subsistance de toute une famille, anéantie pour une année entière.

Deux moulins à blé fonctionnaient jusqu'à la guerre de 1914, mus par l'eau de petits ruisseaux, tout le débit, ne permettait pas l'utilisation des moulins en été. Les gens étaient donc obligés, s'ils voulaient moudre leurs céréales, de faire de longs déplacements, dans la région de Sartène ou sur la cote orientale. Par contre, les moulins à huile étaient fort nombreux. A Tivarello j'en ai connu quatre. Il y en avait cinq à Ogliastrello , un à CAPIZZOLO ( prés du hameau de Pruno).


Jeune femme participant aux vendanges
 


Directeur de la Publication: Mairie de FIGARI, Figari Village 20114 Figari
Graphisme et Mise en page par Gilbert Finidori Conseil SARL
Recueil des textes et Photographies par Julie Canarelli